8ème journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe
Dans le cadre de sa mission d’information sur le don d'organes, l’Agence de la biomédecine met régulièrement en oeuvre des campagnes de sensibilisation. Le temps fort de cette action est la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe qui a lieu chaque 22 juin.
Cette Journée a pour principal objectif d’inciter chaque Français à prendre une décision sur le don de ses organes et à partager son choix avec ses proches.
Les origines de la Journée du 22 juin
En juin 2000, Martine Aubry, alors ministre de la Santé, annonçait le lancement du Plan greffes. Ce programme de santé publique visant à augmenter le nombre des greffes d’organes et de tissus comprenait 25 mesures, dont l’instauration d’une Journée nationale annuelle pour inciter chacun à réfléchir au don d’organes.
La première Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe a eu lieu le 22 juin 2001, un an après l’annonce du Plan greffes. Elle est reconduite chaque année à la même date.
Les objectifs
La Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe est l’occasion d’une grande campagne orchestrée par l’Agence de la biomédecine, avec le soutien des associations en faveur de la greffe et des hôpitaux, sur l’ensemble du territoire national.
Elle vise à informer chaque Français des enjeux du don d’organes, des démarches à accomplir pour être donneur ou pour refuser le don. Elle permet également de répondre aux questions.
Mais son objectif principal est d’inciter chacun à faire un choix sur le don d’organes, à le dire à ses proches et, depuis 2008, à demander pour eux.
En effet, la connaissance du choix de chacun au sein de chaque famille favorise la diminution des refus de prélèvement. Aujourd’hui, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé. Dans 6 cas sur 10, le refus émane de la famille. Il s’agit souvent d’un refus par précaution : la famille s’abstient d’autoriser le prélèvement car elle ne connaît pas la décision du défunt.
En 2007, l’opposition au prélèvement a écarté 28 % des défunts qui pouvaient être prélevés. Ce chiffre oscillait depuis plusieurs années autour de 30 %. Il était de 32 % en 2006. Cet écart de quatre points entre 2006 et 2007 encourage à intensifier l’effort de sensibilisation de la population.
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